Le parrainage privé des réfugiés : un programme clé pour l’intégration

Par Ekaterina Yahyaoui Krivenko
17 May, 2016

« L’intégration n’est pas seulemement un processus continu, elle dépend autant des conditions d’arrivée des réfugiés au pays de destination que de leur expérience après l’arrivée et jusqu’à la reconnaissance de leur statut. L’importance de ces facteurs est particulièrement évidente à la lumière du Programme de parrainage privé de réfugiés (PPPR) du Canada. Ce programme existe depuis 1978, l’année de l’entrée en vigueur de la Loi sur l’immigration, mais a subi beaucoup de changements et de fluctuations. Durant certaines périodes, il était très peu populaire et parfois même menacé d’extinction. Mais depuis sa mise en œuvre, il a permis à quelque 275 000 réfugiés de venir s’installer au Canada (Conseil canadien pour les réfugiés). Le Programme connaît un regain d’intérêt avec l’arrivée des réfugiés syriens. »

Pour lire les réflexions complètes d’Ekaterina Yahyaoui Krivenko sur le parrainage et le processus d’intégration des réfugiés, veuillez cliquer ici.

  One of Kani Alavi's paintings on a remaining stretch of the Wall in East Berlin. Credit Fraser Mummery.

Pourquoi penser l’ouverture des frontières

Idil Atak et Speranta Dumitru
20 June, 2015

Au XIXe siècle, il était plus facile de traverser l’Atlantique qu’il ne l’est aujourd’hui de traverser la Méditerranée. Si la traversée prenait davantage de temps, le prix du voyage et le nombre de migrants n’avaient rien de comparable avec l’actuelle traversée de la Méditerranée. En 1903 par exemple, plus de 12 000 migrants pouvaient arriver en une seule journée dans le seul port d’Ellis Island [1]. Les migrants européens s’entassaient par milliers dans l’entrepont des bateaux payant l’équivalent de 175 à 275 dollars pour une traversée pénible de 8 à 14 jours. On estime à plus de 55 millions le nombre de migrants européens qui ont ainsi traversé l’Atlantique entre 1840 et 1914 (Hatton et Williamson, 1998 ; Ferenczi et Willcox, 1929). À ceux-ci, il faut ajouter quelque 100 millions de migrants vers le sud et le nord de l’Asie (McKeown, 2004). Un siècle plus tard, avec 100 millions de migrants de plus pour une population mondiale trois fois plus élevée, les migrations sont vues comme un problème nécessitant de nouvelles régulations en dépit de la fermeture drastique des frontières.

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  Ouagadougou. Credit Jeff Attaway.

Un siècle d’histoire migratoire au Burkina Faso : quelles leçons?

Victor Piché
28 May, 2015

Communication préparée pour le Colloque international sur « Les migrations burkinabè : permanences et changements » – Hommage au Professeur Dieudonné Ouédraogo, Institut supérieur des sciences de la population, Université de Ouagadoug, 28-30 mai 2015

Hommage à Dieudonné Ouédraogo

Introduction

Les deux enquêtes nationales sur les migrations au Burkina Faso offrent une occasion unique de tracer un bilan sur le long terme. À ma connaissance, aucun autre pays n’a réalisé de telles entreprises de collecte qui soient représentatives au niveau national et en tout point comparables. En utilisant les histoires biographiques migratoires et en regroupant les migrations enregistrées selon la période où elles ont eu lieu, il est possible de remonter jusqu’au début du vingtième siècle et examiner un ensemble de caractéristiques des migrations : outre l’origine et la destination, il est possible de tracer l’évolution des migrations masculines et féminines en fonction de caractéristiques démographiques (âge à la migration, durée), économiques (emplois) et sociales (intégration).

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