CBC: 8 ans sans école, aujourd’hui les frères Gamboa réécrivent leur histoire

Par Paloma Martínez
6 March, 2019

24 novembre 2018

Quand tout a commencé…

La vie de la famille Gamboa au Canada a pris un bon départ.

Arrivés en 2010, les parents, Luz Farin Diaz et Nestor Gamboa, ont été rapidement acceptés comme réfugiés. Les persécutions politiques dont ils ont été victimes et la mort de plusieurs membres de leur famille en Colombie ont été plus que suffisantes pour obtenir l’asile.

Leurs fils, James, Mathew et Mark, n’ont pas subi le même sort. Les garçons sont arrivés en 2011, encore mineurs, à 16, 14 et 12 ans respectivement. Ils sont venus des États-Unis, où ils sont nés. Et c’est précisément la nationalité américaine qui a compliqué les choses pour eux.

Dès leur arrivée, Luz et Nestor ont demandé l’asile politique pour leurs enfants, arguant les mêmes raisons que dans leur propre cas.

Une année oui, et l’autre non

Pendant la première année, au moment où Immigration Canada analysait leur dossier, les garçons ont reçu ce que l’on appelle le « document brun » qui équivaut à une résidence temporaire leur accordant tous les droits des personnes reçues pour des raisons humanitaires et politiques dans le pays. Cela signifie le droit à l’éducation et aux services de santé et un montant suffisant pour répondre à leurs besoins fondamentaux. Mais après cette année-là, tout a changé…

Le document brun a une période de validité précise qui correspond généralement à la période pendant laquelle Immigration Canada analyse le cas des demandeurs. À l’expiration, si le refuge n’est pas accepté, les demandeurs d’asile perdent leurs droits et deviennent immédiatement des personnes sans-papiers.

Les demandeurs peuvent décider de faire appel de la décision des autorités et demander une prolongation de la validité du document brun, à laquelle le ministère répond positivement ou négativement, selon le cas.

Pour les jeunes Gamboa, l’expiration de leur document et le refus d’Immigration Canada en ont fait des clandestins pendant huit ans, soit durant toute leur adolescence.

Ils ne pouvaient pas aller à l’école ou obtenir des soins médicaux gratuits comme n’importe quel enfant canadien. Une réalité qui les a marqués.

To read the full article, please click here.

Share this: