Radio National Breakfast : Morrison refuses to sign UN migration pact citing risk to border security

Interview with Professor François Crépeau
6 mars 2019

Thursday, November 22, 2018

Radio National Breakfast – Separate stories podcast, with Fran Kelly, Australian Broadcasting Corporation.

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10520846-3x2-700x467Image : The UN migration pact is a conceptual framework and not legally binding. (Chaideer Mahyuddin/Getty Images)

Australia’s decision to refuse to sign up to a global UN migration pact has been described as « regrettable » by the United Nations.

Prime Minister Scott Morrison has confirmed Australia won’t be a signatory to the United Nation’s Global Migration pact, claiming it will compromise Australia’s national interests and border security.

Australia now joins the United States, Poland and some populist governments in Europe in not signing the pact which aims to coordinate a global response to the world’s migration crisis.

The growing number of countries rejecting the accord is a symbolic blow to UN efforts to protect migrants and refugees, with a record 68 million people being displaced from their homes last year alone.

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CBC : 8 ans sans école, aujourd’hui les frères Gamboa réécrivent leur histoire

Par Paloma Martínez
6 mars 2019

24 novembre 2018

Quand tout a commencé…

La vie de la famille Gamboa au Canada a pris un bon départ.

Arrivés en 2010, les parents, Luz Farin Diaz et Nestor Gamboa, ont été rapidement acceptés comme réfugiés. Les persécutions politiques dont ils ont été victimes et la mort de plusieurs membres de leur famille en Colombie ont été plus que suffisantes pour obtenir l’asile.

Leurs fils, James, Mathew et Mark, n’ont pas subi le même sort. Les garçons sont arrivés en 2011, encore mineurs, à 16, 14 et 12 ans respectivement. Ils sont venus des États-Unis, où ils sont nés. Et c’est précisément la nationalité américaine qui a compliqué les choses pour eux.

Dès leur arrivée, Luz et Nestor ont demandé l’asile politique pour leurs enfants, arguant les mêmes raisons que dans leur propre cas.

Une année oui, et l’autre non

Pendant la première année, au moment où Immigration Canada analysait leur dossier, les garçons ont reçu ce que l’on appelle le « document brun » qui équivaut à une résidence temporaire leur accordant tous les droits des personnes reçues pour des raisons humanitaires et politiques dans le pays. Cela signifie le droit à l’éducation et aux services de santé et un montant suffisant pour répondre à leurs besoins fondamentaux. Mais après cette année-là, tout a changé…

Le document brun a une période de validité précise qui correspond généralement à la période pendant laquelle Immigration Canada analyse le cas des demandeurs. À l’expiration, si le refuge n’est pas accepté, les demandeurs d’asile perdent leurs droits et deviennent immédiatement des personnes sans-papiers.

Les demandeurs peuvent décider de faire appel de la décision des autorités et demander une prolongation de la validité du document brun, à laquelle le ministère répond positivement ou négativement, selon le cas.

Pour les jeunes Gamboa, l’expiration de leur document et le refus d’Immigration Canada en ont fait des clandestins pendant huit ans, soit durant toute leur adolescence.

Ils ne pouvaient pas aller à l’école ou obtenir des soins médicaux gratuits comme n’importe quel enfant canadien. Une réalité qui les a marqués.

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Podcast : The Truth About Migrants with Professor François Crépeau

5 février 2019
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Professor François Crépeau, the former UN Special Rapporteur on the Human Rights of Migrants, speaks with Matthew Scott, Raoul Wallenberg Institute’s Team Leader for People on the Move, about migration, its causes, effects and the attitudes surrounding it.
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La Libre : Comment est né le Pacte sur les migrations qui déchaîne les passions de bien des Etats

10 décembre 2018

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Parler de migration était encore impensable à l’Onu il y a un peu plus de 10 ans.

La veille de sa présentation officielle à Marrakech, ces lundi et mardi, le pacte sur les migrations de l’Onu n’avait pas fini de déchaîner les passions de bien des États et de nourrir les critiques des populistes de tous bords. Pris dans les échanges de tirs de la politique interne belge, ce texte d’à peine 30 pages aura même enterré de facto le gouvernement du plat pays. « Tout ça pour un texte qui n’est même pas obligatoire et qui n’ajoute aucun droit aux migrants… Il y a encore énormément de résistance des États, qui craignent de partager leur pouvoir ultime souverain de décider qui entre et qui sort de leur territoire », observe François Crépeau, professeur de droit à l’Université McGill au Canada. Rapporteur spécial de l’Onu sur les droits de l’homme des migrants entre 2011 et 2017, il retrace pour La Libre Belgique les prémices de ce texte dont l’existence même marque alors une véritable rupture.

Ne serait-ce qu’évoquer la migration au sein des Nations unies était impensable il y a un peu plus de dix ans. « À partir de 1950, les États ne voulaient pas que la migration, attribut de la souveraineté territoriale, soit discutée de façon multilatérale. Elle n’était pas un sujet pour les Nations unies, qui sont un cadre de coopération internationale », explique M. Crépeau.

(…)

Ce Pacte pour les migrations – négocié pendant plus de deux ans à la sueur du front de la représentante spéciale de l’Onu pour les migrations, la Canadienne Louise Arbour – se base sur l’idée que le phénomène migratoire est naturel. « Et il faut le gérer comme tel. Les frontières n’ont jamais été fermées. Les frontières démocratiques – au contraire de celles de la Corée du Nord – sont poreuses. Car l’homme est une espèce animale migrante. Et la migration est fondée sur l’espoir d’une vie meilleure. Nous n’arracherons pas l’espoir du cœur de l’homme », résume donc M. Crépeau.

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