Les fondements des théories migratoires contemporaines

Victor Piché
15 mars 2013

Piché, Victor (2013), « Les fondements des théories migratoires contemporaines », dans Piché, Victor (éd.), Les théories de la migration, Paris : INED (Collection Les Manuels, Séri des Textes Fondamentaux), pp. 15-60.

Extrait de l’introduction

Les théories migratoires se sont considérablement développées depuis les premières tentatives que la plupart des auteurs attribuent à Ernest George Ravenstein qui, dans ses deux textes parus en 1885 et en 1889, suggère une série de lois migratoires. Comme plusieurs chapitres du présent ouvrage l’attestent, en particulier ceux d’Alan Simmons et d’Everett Lee, les lois de Ravenstein ne constituent pas à proprement parler une théorie de la migration, mais elles introduisent les essais théoriques qui vont suivre.

Une théorie migratoire doit accomplir essentiellement deux choses : (1) expliquer pourquoi les gens migrent (les causes) ; (2) démontrer dans quelle mesure la migration atteint ses objectifs (les effets). Dans le premier cas, du point de vue des individus, on parle des raisons ou des motifs qui suscitent la décision de migrer ; d’un point de vue plus global, on recherche plutôt les facteurs sociaux et économiques qui poussent les gens soit à migrer, soit à rester sur place. Cette distinction individu-société ou micro-macro traverse le champ migratoire jusqu’à aujourd’hui. On la retrouve de façon encore plus marquée dans le deuxième volet de la théorie migratoire, soit l’étude des effets de la migration. S’il y a consensus sur l’aspect positif de la migration pour le migrant qui se déplace de façon volontaire, le débat sur l’impact social et économique de la migration dans les sociétés d’accueil a toujours été fort virulent et l’est encore aujourd’hui. Toutes ces questions sont abordées dans les textes sélectionnés dans le présent ouvrage.

Lire le chapitre au complet :

Piché – Les fondements des théories migratoires contemporaines

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