Au camp, la nourriture était parfois rare et les files d’attente pour en obtenir étaient habituellement longues. Photo Credit: Georgios Katsagelos

Sur la route des Balkans

In Journal Le Fil
19 September, 2017

The perspective of geographers is remarkable as they straddle social sciences and “hard” sciences and are now at the core of the research about sustainable environment for human habitation. Their analysis takes in many more factors than that of, say, lawyers or political scientists. They often view migration as a normal human behaviour, not as a deviant practice that needs to be curbed.

“La professeure Danièle Bélanger, du Département de géographie, a comme thème de recherche les dynamiques migratoires mondiales. Cet été, elle a parcouru, en autocar et en train, la distance qui sépare la Grèce de l’Allemagne. Son but était de mieux comprendre ce qu’ont vécu les centaines de milliers de demandeurs d’asile, principalement syriens, irakiens et afghans, qui ont traversé six pays européens dans l’espoir d’une vie meilleure. Ce faisant, elle a remonté le très long corridor migratoire, ouvert en 2014 et fermé depuis le début de 2016, que l’on a surnommé la route des Balkans. Il traversait la Macédoine, la Serbie, la Croatie, la Hongrie, pour atteindre l’Autriche et finalement l’Allemagne…

«Aujourd’hui, explique-t-elle, les migrants sont invisibles sur l’ancienne route des Balkans. Ceux qui sont restés coincés lors des fermetures de frontières vivent maintenant dans des camps gérés par les gouvernements des différents pays, ou bien ils sont logés dans les villes. Outre les petits effectifs d’entrée autorisés, ceux qui tentent de traverser les frontières sont entre les mains de passeurs qui exigent des sommes exorbitantes, ou ils sont rapidement interceptés par la police. C’est un tout autre paysage qu’en 2015 alors que 885 000 migrants sont entrés dans l’Union européenne après avoir transité par différents pays via la route de l’Est de la Méditerranée.»

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