Photo Credit: JORGE GUERRERO / AFP

Au poste-frontière de Ceuta, le calvaire des « femmes-mulets »

Article in Le Monde
11 septembre 2017

Creating precariousness and exploiting people’s lack of options, in order to maximise labour and minimise costs. A story often told and exemplified here again. This is State-sponsored, policy-driven exploitation, purposefully maintained in the unregulated shadows of a border which creates radically different statuses, and barely hidden under the euphemism “atypical trade” as if these “mule-women” were independent and free business women. And since such tragedies happen in Africa, who really cares in Europe ? Many thanks to Denise.

A la frontière de l’enclave espagnole, les transporteuses de marchandises travaillent au péril de leur vie. Deux sont mortes piétinées lundi 28 août…

L’ONG espagnole a mené une étude, en 2015 et 2016. Des femmes, entre 30 et 60 ans, de profils très différents mais qui ont en commun d’être les principaux soutiens de leur famille. Elles se lèvent au milieu de la nuit, arrivent à la frontière à 6 heures. Une fois passées du côté espagnol et chargées de leur ballot, il leur faut retourner du côté marocain avant la fermeture du passage, vers midi. « Elles doivent attendre des heures sous la chaleur ou dans le froid, sans toilettes ni eau potable, avec leur fardeau sur le dos », souligne Ana Rosado Caro.

Toutes ne rentreront d’ailleurs pas chez elles. Celles qui n’ont pas réussi à trouver de marchandises à transporter, passent la nuit en catimini près du Poligono pour être certaines de trouver du travail le lendemain. « Elles sont employées par de grands commerçants de ­Casablanca, Tanger, Madrid, Barcelone, Bruxelles ou même Shanghaï, qui louent les entrepôts dans la zone du Poligono pour y mettre leurs marchandises », précise la responsable associative.”

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